En bref
- Les ondes de choc sont une option parmi d'autres, rarement utilisée seule.
- Elles sont surtout envisagées pour des douleurs de tendon qui durent, quand les premières mesures n'ont pas suffi.
- Elles vont toujours avec des exercices et une adaptation de la charge d'entraînement.
- Les résultats varient d'une personne à l'autre : aucune garantie n'est possible.
Tendinite ou tendinopathie : quelle différence ?
Le mot « tendinite » suggère une inflammation. Or, dans les douleurs qui durent, le tendon est surtout mal adapté à la charge qu'on lui impose : sa structure se modifie et il tolère moins bien l'effort. On parle alors de tendinopathie.
Cette nuance compte : si l'inflammation n'est pas le problème principal, le repos seul ou les anti-inflammatoires aident rarement sur la durée. Il faut plutôt aider le tendon à retrouver sa capacité à supporter l'effort.
Les douleurs pour lesquelles on en parle le plus souvent
Les ondes de choc sont des impulsions mécaniques envoyées à travers la peau vers la zone douloureuse. Elles sont le plus souvent discutées dans ces situations :
- Aponévrosite plantaire : douleur sous le talon, souvent marquée aux premiers pas du matin, fréquente chez les coureurs et les footballeurs.
- Tendinopathie calcifiante de l'épaule : des dépôts de calcium dans un tendon de l'épaule, après avis médical et imagerie.
- Tendon d'Achille : douleur à l'arrière de la cheville, avec une raideur au réveil ou en début d'effort.
- Tendon rotulien : le « genou du sauteur », dans les sports avec sauts et changements de direction.
- Épicondylite : douleur à l'extérieur du coude, liée aux gestes répétés du poignet.
- Douleur latérale de hanche : sur le côté de la hanche, gênante en dormant sur le côté ou dans les escaliers.
Pourquoi elles vont toujours avec des exercices
Les ondes de choc peuvent aider à calmer la douleur. Mais elles ne rendent pas, à elles seules, le tendon plus résistant : c'est le rôle du renforcement progressif.
La gestion de la charge compte tout autant. Nous regardons ensemble :
- le volume et la fréquence de vos entraînements ;
- les changements récents : chaussures, terrain, reprise, intensité ;
- les gestes qui irritent le tendon.
Sans ce travail, la douleur a plus de risques de revenir.
À quoi s'attendre
- Pendant la séance : une gêne, parfois vive sur une zone sensible, est possible. L'intensité s'ajuste à votre ressenti et l'application dure peu de temps.
- Une série de séances : on en prévoit en général plusieurs, souvent 3 à 5, espacées d'une semaine environ.
- Des effets sur plusieurs semaines : quand il y en a, les changements apparaissent progressivement.
Certaines personnes ressentent une nette amélioration, d'autres peu. Nous réévaluons régulièrement et ajustons le plan. Tous les détails pratiques sont sur la page ondes de choc à Dour.
Quand ce n'est pas indiqué
Les ondes de choc ne conviennent pas à tout le monde. Une prudence particulière, voire une contre-indication, s'impose en cas de :
- grossesse ;
- infection ou plaie sur la zone à traiter ;
- trouble de la coagulation ou traitement anticoagulant ;
- suspicion de rupture de tendon ou de fracture ;
- douleur inexpliquée, la nuit ou avec de la fièvre.
Dans ces situations, un avis médical passe d'abord.
Questions fréquentes
Les ondes de choc sont-elles dangereuses ?
Bien indiquées et réalisées par un professionnel formé, elles sont généralement bien tolérées. Des effets passagers sont possibles : rougeur, douleur, sensibilité. Signalez tout antécédent avant la séance.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela varie selon le tendon, l'ancienneté de la douleur et votre réaction au traitement. Nous en discutons après le bilan et réévaluons en cours de route.
Puis-je continuer le sport pendant le traitement ?
Souvent oui, mais de façon adaptée : il s'agit de réduire ce qui irrite le tendon sans tout arrêter. Nous définissons ensemble ce qui est possible pour vous.
En parler à votre kiné
Les ondes de choc peuvent être un outil utile dans certaines tendinopathies, à condition d'être intégrées à un programme d'exercices et de gestion de la charge. Une douleur de tendon vous freine depuis plusieurs semaines ? Prenez rendez-vous au Centre Athléa : nous ferons le point et déciderons ensemble de la suite.
Cet article donne des informations générales. Il ne remplace pas une consultation médicale ni un bilan personnalisé. En cas de douleur importante ou persistante, consultez votre médecin.
Sources
- Cook J. L., Purdam C. R., Is tendon pathology a continuum? A pathology model to explain the clinical presentation of load-induced tendinopathy, British Journal of Sports Medicine, 2009.
- Schmitz C. et al., Efficacy and safety of extracorporeal shock wave therapy for orthopedic conditions: a systematic review on studies listed in the PEDro database, British Medical Bulletin, 2015.